Delaforge, Charles Alfred, 1862-1925


Indochine, 1883-1899

Sources :
Société de géographie. Service historique de l'Armée de Terre
Légion d'honneur LH695/80

Bibliographie :
Des photographes en Indochine, dir. Philippe Franchini et Jérôme Ghesquière, Paris, Marval/RMN, 2001


Né à Paris le 8 avril 1862, Charles Delaforge est un officier sorti du rang. Simple soldat dans un régiment d'Infanterie de Marine, il est sous-officier dans les Tirailleurs tonkinois en 1885. Promu sous-lieutenant en 1887 pour faits de guerre, il est capitaine en 1894 et affecté au Sénégal puis au Soudan français en 1901, avec le grade de chef de bataillon. Il alterne dorénavant les séjours en Afrique et en Indochine. Il est admis dans la réserve à partir de 1909 et il sera encore promu en 1916 lieutenant-colonel. Il meurt à Paris le 20 mai 1925. Il est titulaire de la Légion d'honneur : chevalier en 1899, officier en 1908. Les clichés de Delaforge conservés à la Société de géographie, dont il est membre depuis 1895, concernent tous l'Indochine.


Périgny, Maurice comte de

Siam, 1880-1893. Mexique, 1905-1933. Corée et Japon, 1911. Maroc, 1913-1918

Sources : Société de géographie

Bibliographie :

M. de Périgny, En courant le monde..., Paris, Perrin, 1906

M. de Périgny, Les cinq républiques de l'Amérique centrale..., Paris, Roger, s.d.

M. de Périgny, La ville de Fès, son commerce et son industrie, Fès, Imprimerie municipale, 1916

M. de Périgny, Au Maroc, Marrakech et les Portes du sud, Paris, Roger, 1918

M. de Périgny, La République du Costa Rica, Paris, Alcan, 1918

M. de Périgny, Au Maroc. Casablanca, Rabat, Meknès, Paris, Roger, 1922

L’Illustration, Le Monde colonial illustré, Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris, Maroc-Revue, Annales de géographie

Le comte Maurice de Périgny est membre de la Société de géographie de Paris. Voyageur aisé, Maurice de Périgny s’intéresse aux mœurs des pays qu’il visite. Il a publié de nombreux récits de ses voyages, comme celui qui porte un titre expressif : En courant le monde, publié en 1906 à Paris, qui forme le récit de son voyage au Canada et aux Etats-Unis. Il est allé également en Extrême-Orient, au Siam notamment. Mais c’est surtout à l’Amérique espagnole qu’il s’est intéressé. Reprenant les itinéraires de Désiré Charnay quarante ans plus tôt, dans le Yucatan, il redécouvre les peuples maya et les villes qu’ils ont laissées : Palenqué, Chichen Itza, Uxmal, Aké, etc. Dans son ouvrage Yucatan inconnu, il retrace la visite du site de Rio Bec ; une cité constituée de plusieurs groupes d’édifices qui occupent une superficie importante. Il s’agit d’une cité Maya construite avant le Xe siècle de notre ère. Entre 1905 et 1908, il rend compte une fois par an de la mission archéologique et géographique dont il a été chargé par la Société de Géographie dans les colonnes de son Bulletin. Il publie également plusieurs ouvrages. Il donne à la Société de géographie ses photographies ou des clichés rassemblés au cours de ses voyages et expéditions en 1933 (Extrême-Orient ; Maroc ; Mexique, Guatemala) et 1945. Sa veuve donne encore en 1970 des clichés sur le Maroc. En 1911, il présente devant la Fondation de sciences politiques à Paris un bilan sur le développement économique du Mexique ; il cite les grandes entreprises d’origine française : la manufacture de cigarette El buen Teno à Mexico, la fabrique de papier de San Rafaël, la fabrique de tissus d’Orizaba et la brasserie Moctezuma, la mine d’or de Dos Estrellas et la mine de cuivre du Boleo. Il regrette que la France ne participe pas aux grands travaux que le Mexique entreprend alors, dans les domaines des chemins de fer, des ponts et chaussées, de l’adduction d’eau et de l’assainissement.

Bouillane de Lacoste, Emile Antoine Henri de, 1867-1937 ; Enselme, capitaine Hippolyte, 1872-?

Asie, 1891-1910

Sources :
Société de Géographie
Légion d'honneur LH312/77 pour Bouillane de Lacoste ; LH19800035/1273/46687 pour le capitaine Enselme
Service historique de l'armée de Terre

Bibliographie :
Bouillane de Lacoste, Autour de l'Afghanistan, Paris, 1908
Le Tour du Monde, 1908
Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 1992



Officier sorti du rang, né le 14 janvier 1867 à Montélimar, mort le 25 septembre 1937 à Glaudage (Drôme). Henri de Bouillane de Lacoste est officier de la Légion d'honneur en 1912 (chevalier en 1901). Engagé volontaire en 1885, il fait l'Ecole militaire spéciale et est d'abord affecté dans un régiment de Chasseurs à pied. Il est ensuite envoyé comme officier de renseignements au Tonkin (1894-1896) et affecté de ce fait à la Légion étrangère. En 1899, il est placé hors cadre car en exploration en Indochine. Il est capitaine en 1901, et devient en 1903 officier d'ordonnance du Président de la République. Promu chef de bataillon en 1904, il est à nouveau placé hors cadre lors de sa mission en Perse (1906). Il est admis à la retraite en 1911. Bouillane de Lacoste a exploré de nombreux territoires, souvent en mission de renseignements : Syrie, Palestine, Indochine, Mongolie, Mandchourie, Afghanistan, Pamir, Tibet, où il reprend les traces de Dauvergne, Cachemire, Perse. Il a réalisé de nombreux clichés, aujourd'hui en partie conservés à la Société de géographie de Paris. Il est titulaire de la Légion d'honneur. Le lieutenant d'artillerie Hippolyte Marie Joseph Antoine Enselme, ensuite capitaine, est né à Bourgoin, Isère le 1er octobre 1872 et décédé après 1922. En poste au Tonkin, il accompagne Bouillane de Lacoste à partir de 1899 en Mandchourie, puis en 1906 en Perse. Il est lui aussi photographe et titulaire de la Légion d'honneur.

Dauvergne, Henri

Turkestan, Pamir, Tibet, Cachemire, 1885-1889

Sources : Société de Géographie

Bibliographie : Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 1992

Directeur d'une fabrique de tapis au Cachemire, Henri Dauvergne a été aussi un bon photographe amateur, et surtout un excellent géographe. Il voyage pour ses affaires, mais il reconnaît au passage les plus hauts cols de l'Himalaya : Sasser, Karakoram, Kilian, Kitli-Kadar, tous situés à plus de 5000 mètres. Il rentre en passant par l'Afghanistan, et regagne Srinagar, où est installée sa fabrique. Il a fait don en 1888 à la Société de géographie de Paris d'une partie de ses clichés.

Cotteau, Edmond, 1833-1896

Asie, Canada, Egypte, Inde, Nouvelle-Calédonie, Océanie, 1876-1893

Sources :
Société de géographie

Bibliographie :
Cotteau, Edmond, Promenade dans l'Inde et à Ceylan, Paris, Plon, 1880

Cotteau, Edmond, Un touriste dans l'Extrême-Orient, Paris, Hachette, 1884

Cotteau, Edmond, En Océanie. Voyage autour du monde en 365 jours, 1884-1885, Paris, Hachette, 1888

Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris. Association française pour l'avancement des sciences. Le Tour du Monde.

Dictionnaire illustré des explorateurs, par Numa Broc, Paris, CTHS, 2003

Né à Châtel-Censoir (Yonne) en 1833, dans une famille qui compte un naturaliste, un paléontologue, Cotteau devient un globe-trotter impénitent à partir de 1876, c'est à dire quand il est devenu journaliste au journal Le Temps. Il part couvrir l'exposition universelle de Philadelphie, mais en profite pour faire quelques détours, au Canada, et sur la côte ouest des Etats-Unis. L'année suivante le voit en Amérique du Sud, qu'il parcourt jusqu'au détroit de Magellan, et il revient par les Antilles françaises. Le succès de ses récits lui vaut d'être embauché par la célèbre revue Le Tour du Monde, et il va donc passer le reste de sa vie à voyager. En 1878-1879, il est en Inde et à Ceylan. En 1881, il est en mission pour le ministère de l'Instruction publique pour reconnaître la route entre Paris et le Japon, par la Sibérie et il en profite pour visiter l'Indochine. En 1884-1885, il réalise un tour du monde qui le mène en Indonésie, en Australie et dans tout le Pacifique : il visite donc la Nouvelle-Calédonie et l'Océanie française. En 1887-1888, Cotteau se contente de l'Asie centrale, du Canada, et des Canaries. Enfin, en 1892, il visite l'Egypte. Membre de la Société de géographie depuis 1875, Cotteau lui a fait don de certains de ses clichés, et de tous ceux qu'il a acquis au cours de ses périples, notamment des clichés de Gsell sur Angkor.

Gallois, Eugène, 1852-1916

Afrique, Asie, Pacifique, Madagascar, 1890-1905

Sources :

Société de géographie

Bibliographie :

Bulletin de la Société de géographie de Lille, Bulletin de la Société de géographie de Marseille, Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris, Journal des Voyages, Le Tour du Monde, La Dépêche coloniale illustrée, Autour du monde

Au pays des pagodes et des monastères. En Birmanie, par E. Gallois, Paris, Delagrave, 1899

La France d'Asie : un Français en Indo-Chine, par E. Gallois, Paris, J. André, 1900

Globe-trotter et reporter infatigable, Gallois a effectué plusieurs tour du monde et écrit de nombreux articles. A partir de 1885, il est chargé de missions par plusieurs ministères : Europe, Proche-Orient, Egypte, Russie et Caucase. Il se rend ensuite à Java, en Birmanie, en Inde et en Indochine (1896-1899). Il effectue plusieurs voyages dans le Pacifique, Tahiti et la Nouvelle-Calédonie (1902-1903) dont il rapporte des clichés : ceux-ci ont été notamment présentés à la Société de géographie de Lille. Il se rend ensuite en Afrique occidentale (1903), en Algérie et en Chine (1905) et à Madagascar (1908). Il a publié le récit de ses voyages, illustré de ses clichés dans les revues de plusieurs autres sociétés de géographie. A la veille de la Première guerre mondiale il se rend à nouveau au Proche-Orient, Syrie et Irak. De ses voyages, il a rapporté des clichés, dont il n'est pas toujours l'auteur, des cartes postales et des dessins. Il est en effet à la fois dessinateur et photographe. Il a fait don de tous ses souvenirs à la Société de Géographie de Paris.

Verger, Pierre, 1902-1996

Afrique, Amérique, Antilles, Asie, Océanie, 1932-1944

Sources :

FR ANOM 30 et 31Fi

Catalogue exposition aux AD Martinique, 2000. Musée de l'Homme

61000 photographies prises entre 1932 et 1960. Né à Paris le 4 novembre 1902, d’origine belge. Il fonde avec Pierre Boucher l’agence Alliance Photo et fait un reportage en Corse, puis en Polynésie (1932). Devenu photographe à France Soir, il se lie avec l’équipe du musée d’ethnographie du Trocadéro (Rivet, Rivière, Griaule, Bataille, Leiris, Métraux,…). Dès lors il ne cessera de faire des reportages. Il voyage en 1935-1936 en Afrique (Soudan français, Maroc, Algérie, Togo), et aux Antilles, proposant aux services de presse des autorités coloniales quelques photographies. Il effectue une série de clichés sur l’exposition universelle de Paris (1937), puis couvre le conflit sino-japonais et se rend en Indochine (1938). En 1939, il est à Cuba et en Amérique du sud. La guerre lui fait intégrer le service photographique du Gouvernement général de l’ AOF, puis il retourne en Amérique (Argentine et Pérou). Il se consacre ensuite à l’étude des cultures et des religions du Golfe du Bénin et à leurs relations avec le Brésil. Il collabore aussi avec l’Institut français d’Afrique noire. C’est à Salvador de Bahia qu’il crée la fondation qui porte aujourd’hui son nom et c’est là qu’il décède le 4 février 1996.

Raboisson, abbé Pierre Auguste

Egypte, Syrie, 1882

Bibliographie :

Raboisson, Etude sur les colonies et la colonisation au regard de la France, Paris, Challamel, 1877

Raboisson, En Orient, Paris, Librairie catholique, 1886, 2 vol.

Voyageur et photographe amateur au Proche-Orient, l'abbé Raboisson est aussi l'un des premiers anti-colonialistes dans la France du XIXe siècle.

Parant, Charles

Cochinchine, 1864

Sources :

FR ANOM 4Fi583

FR ANOM Fonds ministériels Série géographique Indochine Ancien Fonds 309

Bibliographie :

Des Photographes en Indochine, dir. Philippe Franchini et Jérôme Ghesquière, Paris, Marval/RMN, 2001

Photographe professionnel détenant son studio à Paris, Parant est présent à l’île Maurice en juillet 1859. Il se rend ensuite à Saigon (1864) : il photographie le dock flottant de Saigon. Il est l’un des premiers photographes professionnels installé en Cochinchine.

Imbert, lieutenant, puis capitaine Alphonse Edgard Jean, 1872-1915

Madagascar, 1900-1901 et 1912-1914. Indochine, 1901-1908

Sources :

FR ANOM 8Fi500 et 501, et 59Fi (cartes postales)

FR ANOM 44PA, Fonds Gallieni

Archives départementales de la Réunion. ECPA. Service historique de l'armée de Terre

Annuaire de l’Armée française, 1910

Légion d'honneur LH1333/31

Bibliographie :

"Impressions de voyage. Au pays de l’Androy, ou brousse épineuse", par le lt. Imbert, dans Revue de Madagascar, 1902, vol.2

La Photographie coloniale dans l’océan Indien, 1890-1910, catalogue exposition Archives départementales de la Réunion

Né le 19 décembre 1873 à Cherbourg. Capitaine au 8e régiment d’Infanterie coloniale, il est tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 à Massiges (Marne). Après son service militaire comme simple soldat en 1894 au 4e régiment d’infanterie de Marine, il fait l’Ecole militaire d’infanterie (1898-1899). A sa sortie, il est mis à disposition du général Gallieni, commandant en chef à Madagascar : il y arrive le 1er mai 1900 comme sous-lieutenant. Il fait partie de la colonne de pénétration de Lyautey dans le sud de Madagascar. Il est promu lieutenant en avril 1901. Désigné pour servir au Tonkin (1901-1908), il est au 4e régiment d'Infanterie coloniale et ses clichés illustrent, dans l'Annuaire du Marsouin de 1910, le mouvement insurrectionnel qui a eu lieu en 1908 au Tonkin. Il revient ensuite à Madagascar : il est capitaine au bataillon sénégalais de Madagascar (1912), puis au 2erégiment de Tirailleurs malgaches (mars 1914). Il est très apprécié de Lyautey qui le dit excellent photographe. Ses clichés sont édités en cartes postales par Chatard à Madagascar. Ses clichés ont illustré plusieurs articles sur la « pacification » du Sud de Madagascar, parus dans la Revue de Madagascar, en 1902.

Du Camp, Maxime, 1822-1894

Proche-Orient, 1849-1851

Sources : Bibliothèque de l'Institut de France

Bibliographie :

Fleig, Alain, Rêves de papier. La photographie orientaliste, 1860-1914, Neuchâtel, Ides et calendes, 1997

Voyage en Orient, par Sylvie Aubenas et Jacques Lacarrière, Paris, BNF/Hazan, 1999

Né à Paris en 1822, Maxime Du Camp est à la fois un voyageur, un photographe et un écrivain. Il a réalisé en 1849-1851 une mission du ministère de l’Instruction publique avec Gustave Flaubert, son ami de jeunesse. Initié à la photographie par Gustave Le Gray, il utilise la méthode Blanquart-Evrard et publie deux albums contenant 125 des 220 photographies prises pendant son voyage. Il abandonne la photo dès son retour. Il est le fondateur de la Revue de Paris. Il est mort à Baden-Baden en 1894.

Reinach, baron Lucien Joseph de, 1864-1909

Indochine, 1894-1900

Bibliographie :

Lettres d'Indochine (1893-1899), par L. de Reinach, Paris, Impr. Walter, s.d.

Le Laos, par L. de Reinach, ancien commissaire du Gouvernement au Laos, Paris, A. Charles, 1900

Notes sur le Laos, par L. de Reinach, Paris, Vuibert et Nony, 1906

Né à Saint-Germain-en-Laye en 1864 et mort à Compiègne en 1909. Il entre à l’Ecole militaire de Saint-Cyr en 1884, et est mis à disposition du gouvernement général de l’Indochine en 1893. Désigné pour faire partie de la mission du colonel Bouinais (1850-1896), il remplace son chef tombé malade et explore le plateau des Boloven. Il est ensuite mis à disposition du Résident supérieur au Laos, Boulloche, et nommé au poste de Ban-Moang. De retour en France, il est affecté à l’Office colonial, section de l’Indochine. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’Indochine, souvent illustrés de clichés de lui-même ou de ses amis, comme Fernand Blanchet.

Lekegian G. et cie

Empire ottoman, Levant, 1860-1893

Sources : FR ANOM 83Fi

Bibliographie :

Voyage en Orient, par Sylvie Aubenas et Jacques Lacarrière, Paris, BNF/Hazan, 1999

Connaissance des arts, n°646, février 2006.

L'Orient des photographes arméniens, catalogue exposition Institut du Monde arabe, Paris, 2007

Peintre célèbre, d’origine arménienne, mais originaire d'Istamboul, Lekegian est photographe officiel de l’armée britannique (1888) qui occupe l’Egypte. Il a d'ailleurs photographié le bombardement d’Alexandrie en 1882,et s’est installé au Caire en 1887. Il est déjà connu pour l'ampleur de son œuvre, réalisée en Afrique et en Haute Egypte. Il devient le photographe officiel du Khédive d’Egypte et est récompensé à l’Exposition internationale de photographie de Paris, en 1892, ainsi qu'à l'exposition internationale de Chicago de 1893. La production de son atelier est immense et a souvent été vendue sous forme de cartes postales.

Po Tsan

Haiphong, vers 1890

Photographe professionnel à Haiphong actif à la fin du XIXe siècle. Il se pourrait qu'il s'agisse du surnom d'un photographe originaire de la ville de Potsan (Philippines).

Talbot, Louis, 1853- ?, et Trong, Jean-Pierre,

Cochinchine, Nouvelle-Calédonie, Madagascar, 1880-1909

Sources :

FR ANOM 8Fi76/1et 2, 5Fi3110, 35Fi.

FR ANOM 39Fi (fonds Chapus)

Annuaire de la Cochinchine, 1891 et 1892

Annuaire agricole, commercial et industriel des colonies françaises, 1897

Bibliographie :

Nouvelle-Calédonie. Images au collodion, 1860-1930, par Bernard Brou, Annick Da-Ros, Pierre Alibert et Claude Luguel, Nouvelles Editions Calédoniennes, s.d.

Le partage de l’Océanie, par Henri Russier, Paris, Vuibert et Nony, 1905

Né à Toulouse en 1853, Talbot est photographe professionnel à Saigon, rue Rigault de Genouilly d’après certains annuaires, 134 rue Catinat, près de l'hôtel Continental, d’après d’autres, mais il a aussi un atelier à Java. Il est membre de la Société française de Photographie. Trong est son premier ouvrier, et lui succède ensuite. Louis Talbot quitte Saigon au début du XXe siècle et s’installe alors en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. Les photographies des deux albums présentés lors de l’exposition de Hanoi, en 1902, par l’Union agricole calédonienne, sont sans doute dues à Louis Talbot. Son studio est installé rue de Solférino à Nouméa ; il réalise aussi des portraits en format « carte de visite ». Certains de ses clichés sur Nouméa sont édités dès 1904 en cartes postales ou ont été utilisés par Henri Russier dans son ouvrage Le partage de l’Océanie. D’autres cartes postales, notamment sur Antsirabe, prouve que ce photographe est passé également à Madagascar. Talbot, qui a reçu une médaille d’or en 1892, était aussi chevalier de l’ordre royal du Cambodge.

Naggiar, Paul-Emile

Shanghai, 1912-1915

Sources :

Ministère des Affaires étrangères

FR ANOM 8Fi99

Légion d'honneur LH19800035/344/46264

Né au Caire le 3 mai 1883, consul de France à Shanghai et photographe amateur, Naggiar réalise des vues de la vie quotidienne dans les concessions françaises en Chine.

Rombau, Henry

Proche-Orient, 1867-1877

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

En 1873-1875, Rombau est photographe et « drogman » (consul) à Beyrouth. Ancien professeur, il a été collaborateur de Bonfils en 1867-69, puis à ouvert un premier studio à Damas (1869-1873). Il reprend ensuite celui de Bonfils à Beyrouth. Il fait des prises de vues à Baalbeck et Palmyre (octobre 1873) avec Tancrède Dumas, lui aussi associé de Bonfils. A nouveau directeur du studio de Bonfils à Damas (1874), il entre en conflit avec celui-ci. Il ouvre ensuite un studio à son compte. Il ne signe malheureusement pas ses clichés.

Saint-Seine, Raoul de, 1836- ?

Proche Orient, 1860-1861

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

Né à Dijon en 1836, il accompagne Mgr Armenton, évêque de Mésopotamie. Tombée malade à Beyrouth en 1861, il ne peut poursuivre son voyage, mais prend part aux activités de la colonie française. Il y rencontre Edmond de Perthuis. Il voyage en Palestine et en Basse Egypte, et remonte le Nil avec Lockroy. Il en rapporte 200 vues stéréoscopiques, qu’il cède au studio L. Samson de Paris qui les diffuse.

Rogier, Camille Adolphe, 1810-1896

Proche Orient, 1840-1864

Sources :

Légion d'honneur LH2368/8

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

Peintre orientaliste né à Meynes (Gard) le 1er février 1810, ami de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier, Rogier se met au daguerréotype et part à Constantinople en 1840. Il devient en 1848 directeur de la Poste française à Beyrouth. Il rencontre Maxime du Camp, Gustave Flaubert et Henri Sauvaire (1850). Il rentre en France en 1864. Il est titulaire de la Légion d'honneur.

Vignes, Louis, 1831-1896

Proche Orient, 1860-1864

Sources : Légion d'honneur LH2713/45

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

Enseigne de vaisseau, né à Bordeaux le 8 juin 1831, Louis Vignes dirige le débarquement du corps expéditionnaire français en Syrie en rade de Beyrouth (août 1860), et fait des calotypes. Il navigue ensuite en Méditerranée orientale, et photographie Saïda, Haïfa, Jaffa et Larnaca (à Chypre). Il quitte Beyrouth en octobre 1860, et publie un album intitulé Algésiras, Palerme, Syrie, Provence (1859-1862). Il sera aussi le photographe et le marin de l’exploration de la Mer Morte (expédition d’Honoré d’Albert duc de Luynes) en 1864, et il publiera un second album.Il a terminé sa carrière avec le grade d'amiral.

Nau de Champlouis, Albert Victor, 1833-1878

Proche Orient, Algérie, 1860-1866

Source :

Légion d'honneur LH1976/30

Service historique de l'Armée de Terre

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

Capitaine, Albert Victor Nau de Champlouis, né à Corbeil-Essonnes le 30 mars 1833, fait partie du corps expéditionnaire en Syrie (1860), et prend de nombreuses photos qu’il expédie à la Société française de Photographie, où elles seront exposées en 1863. Il participe à l’exposition universelle de Londres la même année (mention honorable), et publie un album Souvenirs de Syrie (vues de Beyrouth, Saïda, Tripoli, Byblos, Damas, et du camp français dans la plaine de la Béqaa). Il fera ensuite des vues de la campagne d’Algérie (1865-1866) qui seront à nouveau exposées par la SFP.

Lockroy, Etienne Auguste Edouard, 1840-1913

Proche Orient,1860-1904

Bibliographie :

Des photographes à Beyrouth, 1840-1918, par Fouad C. Debbas, Paris , Marval, 2001

Après les massacres de 1860 en Syrie, de nombreux journalistes sont envoyés par leurs journaux rendre compte des évènements. En juin 1860, Alexandre Dumas affrète un navire sur lequel se trouve Lockroy et Le Gray. Dumas s’arrête en Sicile pour suivre Garibaldi. Artiste et dessinateur, Lockroy est nommé correspondant du Monde illustré (juillet 1860) pour couvrir l’affaire du Liban. En compagnie de Gustave Le Gray, il se rend à Beyrouth, Damas et Baalbeck. Il photographie ensuite les fouilles archéologiques de la mission menée par Ernest Renan en Syrie, pour le ministère de l’Instruction publique. Il est assisté de Jean-Georges Hachette et d’un officier du corps expéditionnaire : Jean Sacreste. Lockroy sera, en 1889, le commissaire général de l’exposition universelle de Paris, et, à ce titre, défendra le projet de tour conçu par Gustave Eiffel contre ses adversaires, dont Alexandre Dumas fils.

Editeurs de cartes postales en Annam

A. Pélissier ; André Didier

Annam, 1900-1920

Sources : Annuaire général de l'Indochine, 1905

Bibliographie : Jean Noury, l’Indochine en cartes postales : avant l'ouragan, 1900-1920, Cahors, Publi-fusion, 1992

Pélissier est éditeur de cartes postales, mais ne précise pas les auteurs des clichés qu'il édite. Peut-être est-il lui-même photographe, bien qu'il ne figure pas dans les annuaires. Il ne travaille que sur Tourane, et ses cartes postales ont été vendues à Marseille lors de l'exposition coloniale de 1906. Il a photographié et publié en cartes postales la construction du chemin de fer entre Tourane et Hué. Un autre éditeur ne travaille que sur l'Annam, bien qu'il soit établi à Hanoi : il s'agit d'André Didier, un fabricant et loueur de pousse-pousse établi 2 rue du Charbon à Hanoi. Il réalise en particulier toute une série sur Samson, entre 1905 et 1910.


Poujade de Ladevèze


Saigon, 1908-1922

Sources :

FR ANOM 5Fi et 88Fi

Annuaire général de l’Indochine, 1922

Bibliographie :

Jean Noury, l’Indochine en cartes postales : avant l'ouragan, 1900-1920, Cahors, Publi-fusion, 1992

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996


La " Collection Poujade de Ladevèze", personnage donné par les adresses commerciales de Saigon, dans l'annuaire de 1922, comme le successeur du négociant C. David, est constituée de cartes postales très tôt éditées aussi en couleur. Poujade de Ladevèze n'est sans doute pas photographe ; il a acquis des clichés qu'il a édités, sans jamais signaler les noms des véritables auteurs.

G.T.

Lao Kay, 1905-1910

Bibliographie : Jean Noury, l’Indochine en cartes postales : avant l'ouragan, 1900-1920, Cahors, Publi-fusion, 1992

On ignore qui se cache derrière ces initiales qui figurent notamment sur une carte postale représentant un exercice militaire, mais aussi sur d'autres vues.



Dufresne, Pierre


Haiphong, 1900-1920

Sources : Annuaire général de l’Indochine, 1905

Bibliographie :

L'Indochine, 1906. Exposition intercoloniale, par Alfred Raquez, Joseph Ferrière, Georges Garros et Alfred Meynard, s.l., Falque, 1906

Jean Noury, l’Indochine en cartes postales : avant l'ouragan, 1900-1920, Cahors, Publi-fusion, 1992

Les cartes postales anciennes racontent la France d'outre-mer, par Jean Noury, Quistinic, L'Aventure carto, 1996


Photographe professionnel, installé 13 bd Amiral de Beaumont à Haiphong. D’après les annuaires, il ne serait que vendeur de matériel de photographie. En réalité il a eu une certaine production, restée inconnue en partie, malgré l’édition de certains clichés en cartes postales dès 1904 (Tonkin - Fumeur d'opium), dont le verso est rédigé en français et en chinois, ou leur parution dans des ouvrages, notamment celui de Ferrière, Garros, Meynard et Raquez L’Indochine 1906, paru à l’occasion de l’exposition de Marseille.